Je passe par la gare de Kyoto et c'est en rejoignant la station de bus que je découvre le bâtiment de la gare.
Je décide de prendre le bus pour mieux mesurer l'ampleur de Kyoto. Je profite aussi de la clim quoi qu'un peu trop froide à mon goût. La sortie du bus va être difficile !!!
Dès le début du trajet je passe devant le temple Higashi Hongan-ji. Le bus emprunte la rue Karasuma puis tourne sur la rue Shijo. Les magasins -Louis Vuitton entre autres- se préparent à ouvrir.
Les clients attendent devant le grand centre commercial Takashima où nous étions il y a 2 jours.
Le bus tourne à gauche sur la rue Kawaramachi. On passe ensuite au dessus de la rivière Kamo. J'aurai pu venir avec la Keihan Line, l'arrêt Sanji est juste là ! Je décidé de m'arrêter à Jingumichi sur la rue Sanji pour emprunter ensuite le chemin de la philosophie.
En chemin, des cris d'enfants attirent mon attention, ils encouragent une équipe de baseball, un des principaux sports du pays.
Attirée par un immense Torii, Je me trompe de direction avant de traverser la rivière et je tombe sur le temple Heian . Après la porte d'entrée majestueuse l'enceinte couverte de gravier blanc aveugle un peu le visiteur avec le soleil brûlant. Le temple a été construit en 794 pour fêter les 1100 ans depuis que Kyoto a été capitale. Le temple abrite la dépouille du dernier empereur de Kyoto Komei.
Une fois l'enceinte vue, je remarque sur un plan qu'un jardin entoure une partie du Temple. Il a l'air plutôt grand et je me laisse tenter.
C'est un grand jardin vraiment magnifique, très varié.
En voyant la quantité de personnel qui s'affaire à entretenir le jardin, on comprend mieux pourquoi il est aussi soigné.
Une partie ne m'est pas inconnue: dans le film Lost in Translation, on y voit Scarlett Johansson sauter sur les pas japonais du bassin aux nénuphars roses et blancs. Je profite des petits bancs si bien placés pour apprécier la quiétude des lieux, d'autant qu'il n'y a pas grand monde.


Sur la passerelle en bois, on peut observer les tortues et les grosses carpes en attente de nourriture.
Belle parenthèse, c'était particulièrement agréable à vivre seule.
Steph me prévient de son départ, j'ai une demi heure pour rejoindre la gare de Demachiyanagi. Je passe devant plusieurs temples et sanctuaires que je ne pourrais nommer. Je saute dans un bus qui me mène à la ligne Eizan Line et je tombe directement sur Steph et les garçons alors que je m'apprêtais à faire demi-tour croyant m'être trompée...
On se trouve un petit restaurant local où viennent manger les gens du coin : un vieux monsieur tout seul, des collègues de travail qui aspirent très fort leur soupe -ce qui n'est pas impoli ici-, une dame qui lit un livre... les enfants testent les Udon avec une tempura (beignet) de grosse crevette grise. Pour moi c'est un riz au curry et au boeuf. Et Steph un Oyakodon.
Kurama située à une demi-heure de trajet et quand nous arrivons, nous choisissons de marcher plutôt que de prendre le bus. Il faut dire qu'on doit maintenir notre moyenne depuis le début du voyage soit minimum 13 km à pied par jour ! Nous remontons en direction de Kibune le long de la route sinueuse en suivant le cours d'eau.
Sur le trajet un héron nous accompagne.
Cela nous permet de découvrir les fameux restaurants kawadoco où l'on peut dîner sur des passerelles placées au-dessus de cours d'eau. Malheureusement pour nous c'est hors budget car il faut compter au moins dix mille yens par personne pour manger.
Après un rapide passage au temple de Kiboun où nous déposons un vœu sur de jolis papiers colorés,
nous empruntons le sentier qui nous permettra de rejoindre Kurama de l'autre côté de la montagne. À l'entrée du sentier on nous conseille de partir avant 16h car la forêt devient vite sombre et on nous averti que des ours ont été vus dans la montagne. Après une courte hésitation (il est un peu plus de 16h...) vu que le temps est au beau fixe et qu'on n'a même pas peur des ours 😱🙏... on attaque la rude montée.
Heureusement le chemin est à l'ombre et nous avons deux petits garçons qui marchent rudement bien (vu le rythme qu'on leur fait tenir depuis le début du voyage...) . Il nous faut juste enjamber parfois la multitude de racines qui sortent du sol et traversent le sentier.
Nous passons devant plusieurs petits sanctuaires et arrivons sur l'autre versant. De là nous rejoignons le temple principal de Kurama. La lumière est magnifique en cette fin de journée et la vue sur les montagnes alentours imprenable. Les lieux sont déserts.
Nous empruntons les escaliers pavés bordés de lanternes rouges et rejoignons ainsi le petit village de Kurama.
De là, il suffit de marcher une petite dizaine de minutes pour atteindre notre destination finale et tant attendue: le onzen. Il y a 14 ans, lors de notre premier voyage au Japon, nous avions particulièrement apprécié cette expérience et souhaitons vraiment la partager avec les enfants.
Il est alimenté par une source d'eau chaude. En forme deux équipes : les filles d'un côté les garçons de l'autre. Mauvaise pioche pour Stéphane... Après la toilette traditionnelle, une heure à alterner bain d'eau chaude et bain d'eau froide, quel plaisir. Arthur et Noa, passée l'appréhension de départ face à la nudité, finissent par apprécier ce moment de détente. Ils profiteront pleinement de ce moment passé au onsen. Nous aussi!
Un minibus nous reconduit à la gare.
Arrivés en ville nous profitons d'être dans le centre de Kyoto pour nous promener dans les rues très animées en ce vendredi soir. Nous déambulons notamment dans Hanama Koji et Ishibe Koji, rues bordées de maison du 17e siècle, de maisons de thé et de boutiques de luxe. Nous y croiserons notamment des hommes d'affaires accompagnés de Geishas. Ces rues sont calmes souvent bordées de lanternes. Un petit groupe d'hommes sortent d'une maison, leur démarche trahit un abus léger de saké....
Retour à la maison en reprenant le train à Gion-Shio sur la Keihan Line qui nous conduit par le sub-express en 10 min à la gare d'Inari. Quelques minutes de marche et nous voilà rentrés, épuisés mais ravis de notre journée.
See you later!!!!













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