lundi 17 juillet 2017

J5 Tokyo -> Kyoto, Gion Matsuri

Aujourd'hui, on fait nos valises et on quitte l'appartement.


Direction la gare centrale de Tokyo, où nous emprunterons le Shinkansen pour Kyoto.
Arthur et Noa sont très excités à l'idée de monter dans ce train ultra moderne.
Arrivés à la gare, il y a foule. On a juste le temps d'acheter des sandwiches pour la route et on monte à bord.







Ce train silencieux et très rapide nous mènera en 2h40 à Kyoto. Il y a bien le Nozomi qui est plus rapide, mais nos Japan Rail Pass ne sont pas valables sur ce train là.
Le paysage défile, entre villes et montagnes, et les 500 km passent vite.



On en profite pour lire les livres empruntés à la bibliothèque avant de partir, choisis pour leur lien avec le Japon:
Manga pour enfant avec "Une sacrée mamie" de Saburo Ishikawa qui décrit un monde rural rude et solidaire, plein d'affection avec l'histoire d'un petit garçon élevé par sa grand-mère.
Manga pour adulte avec "Quartier lointain" de Jirô Taniguchi, l'histoire d'un homme qui voyage dans son enfance, ce qui lui permet de mieux comprendre ses parents.
Roman de Julie Otsuka "Certaines n'avaient jamais vu la mer", qui raconte l'histoire de femmes japonaises parties se marier avec des inconnus et qui vont vivre pour la plupart une vie misérable, bien différente de ce qu'elles avaient pu imaginer.


Arrivés à Kyoto, l'air est chaud et humide, plus qu'à Tokyo. On emprunte un train qui nous conduit à la gare de Inari, où nous accueille Ben notre hôte pour le Air BNB qu'on a réservé pour 7 nuits à Kyoto.
Sur le chemin de la maison, Ben nous explique qu'il est Taïwanais et qu'il a vécu plusieurs années à New York. Il vit depuis 4 ans à Kyoto et a entièrement rénové la maison qu'il nous loue.
La pluie se met à tomber alors que nous arrivons à notre logement et nous échappons à l'orage de justesse.


Ben et Yumi, son épouse, prendront plus d'une heure pour nous accueillir: ils nous font découvrir la maison particulièrement bien équipée et aménagée avec goût. Les enfants vont immédiatement découvrir les lieux et constatent avec soulagement que les toilettes sont équipées de tous les boutons possibles et imaginables. Ils partent à l'assaut du 1ere étage pendant que nos hôtes nous renseignent sur le fonctionnement de la maison. Ils nous donnent aussi des informations sur le Gion Matsuri. Cet important festival attirent les foules et ce soir est un moment à ne pas manquer car c'est le dernier jour où l'ont peut observer les 23 chars disposés dans différents endroits du quartier de Gion.

Nous prenons le temps de nous installer et de remplir un peu le frigo.



Nous dînons de sushis et beignets de légumes frits et nous empruntons ensuite le métro, plus pratique pour atteindre facilement le quartier de Gion en évitant la foule, mais situé à 15 minutes à pied.
Arrivés à la station de Kyoto, le métro se rempli et c'est à la Karatsuma Station que nous découvrons la foule venue pour les mêmes raisons que nous: assister à l'un des trois plus grands festivals du Japon.



Dans les rues, on trouve effectivement les chars, entourés de structures en bois où sont accrochées des lanternes en papier illuminées. Ce sont les Hoko qu'on voit surtout. Chaque quartier dispose de son propre char, pour faire étalage de son abondance et de ses richesses.


Régulièrement, les musiciens jouent de la musique Gion Bayashi: gong, batterie et flûte qu'ils apprennent à jouer depuis leur plus jeune âge.




La nuit du 16 au 17 s'appelle Yoiyama. C'est en quelque sorte une invitation à sortir pour les dieux.
Les Kyotoïtes sortent leur Yukata, kimono d'été en coton, pour regarder les chars, qui défileront le lendemain matin.



Nous voyons effectivement beaucoup de personnes habillées ainsi: hommes, femmes et enfants.
Certaines rues sont bordées de nombreux stands dédiés à la vente de nourriture traditionnelle, de sucreries ou de jeux et animations pour enfants. Nous aurions pu manger ici tant il y a de choix: yakitori, okonomiyaki, tokoyaki, tempuras...



On goûte à des petits beignets sucrés, de la taille d'un oeuf de caille. C'est à manger chaud et c'est délicieux.




Noa est attiré par les boissons lumineuses qu'on acheté un groupe de jeunes filles et sa curiosité attire vite l'attention des demoiselles. Il leur propose spontanément des beignets et elles s'en montrent ravies.



Nous déambulons dans les rues, découvrant de nouveaux chars et de nouveaux stands.





La circulation est très encadrée: la police s'assurent que les visiteurs marchent dans le bon sens. De jeunes gens sont affectés à la gestion des ordures. Rien ne semble laissé au hasard!


Il est plus de 23 heures, et après avoir craqué pour un magnifique marteau gonflable à l'effigie des minions....


 ...nous décidons de retrouver le calme de notre nouveau pied à terre.
Malgré l'heure tardive, les garçons prendrons le temps de découvrir la toilette et le bain à la japonaise. Il faut dire que ce moment est salvateur vue la moiteur!
Vive la clim'
😪




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