En attendant, on se boit un petit café dont le sachet / filtre se pose sur la tasse. On aimerait trouver ce système en France, car bien pratique pour le camping ...
On prend le JR Train puis le métro pour le centre de Kyoto. Objectif: assister à la procession des chars du Gion Matsuri.
Les chars, vingt-trois en tout, se déplacent sur un parcours établi dans le quartier de Gion. Nous nous rendons sur la fin du parcours, les trottoirs de la rue Oike sont bondés de monde. On essaie de trouver une place pour voir du mieux possible l'arrivée du premier Hoko: le Naginata
| Naginata Hoko |
C'est perché sur des gardes corps que nous assistons au défilé lent des différents Hoko et Yama.
| Urade Yama |
| Moso Yama |
Chacun des chars fait référence à une légende ou une histoire: le AraretenJun Yama par exemple, vénère une représentation de Bouddha retrouvée après la pluie providentielle qui a éteint un incendie qui ravageait la ville de Kyoto au début du 16eme siècle.
Celui-ci est basé sur l'histoire d'Hakuga, un joueur de harpe chinois dont le meilleur ami est décédé. Il décide alors de jouer de la harpe pour toujours et de la détruire à l'aide d'une hache.
| Hakuga Yama |
Sur les conseils d'une spectatrice japonaise, on part s'installer au carrefour des rues Oike et Shinmachi pour assister aux manœuvres pour tourner le char de 90°. En effet les roues des chars ne sont pas directionnelles. Le virage prend un certain temps, des hommes disposent des lames de bambou mouillées sous les roues puis tirent le char latéralement pour le faire pivoter. Plusieurs étapes sont nécessaires, elles demandent synchronisation et efforts. Le poids d'un char Hoko peut atteindre 12 tonnes, une quarantaine d'hommes sont nécessaires pour les tirer et sa taille atteint 25 mètres jusqu'à la pointe (8 mètres jusqu'au toit).
Les spectateurs sont littéralement subjugués par cette scène et tout le monde veut être aux meilleures loges pour y assister. Nous avons du mal à nous frayer un chemin au milieu de cette foule et à quelques mètres du chemin de procession nous sommes contraints de stopper, jouant nous même des coudes pour stopper les réfractaires à l'arrêt. Il ne faut pas être agoraphobe ou c'est la crise assurée !
Nous mettons chacun un enfant sur nos épaules et confions l'appareil photo à Arthur pour qu'il immortalise le moment. 📷 🎥
| Manœuvre de pivotement à 90° du char Kanko Hoko |
Il faudra environ 20 minutes pour tourner le char. Cela devient oppressant et la chaleur accentue cette sensation. Noa particulièrement s'en plaint et il est temps de s'extirper de là !
| Que de monde !!! |
Nous jouons à nouveau des coudes pour rebrousser chemin et rejoindre une rue plus calme.
Nous nous arrêtons dans un petit boui-boui où il faut commander sur une machine où l'on ne comprend rien mais avec l'aide des faux plats disposés dans la vitrine et d'un japonais on arrive à choisir le menu.


Les plats en plastique


D'abord la photo, puis le plat, plutôt ressemblant
Le repas était assez quelconque mais bon marché et suffisant.
Direction à présent le château Nijo-jo, classé au patrimoine mondial de l'Unesco. Il fut le témoin tant de la gloire et de la chute du clan Tokugawa, une puissante famille japonaise de daimyo, que des transitions de l'histoire du Japon.
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| L'entrée magistrale du château Nijo-jo |
L'enceinte abrite le palais Ninomaru et ses jardins. Le palais est typique du style architectural shoin-zukuri parfait au début de l'ère Edo (1603-1867) Il a été désigné Trésor national en tant qu'unique palais encore existant entre les murs d'une forteresse. Ses intérieurs sont magnifiquement décorés de peintures sur cloison, de traverses richement sculptées ou encore de splendides ferrures créant des espaces dignes du palais d'un shogun.
Les photos sont strictement interdites à l'intérieur du palais mais quelques vidéos trouvées sur le net permettent d'avoir un aperçu du lieu :
La visite se poursuit dans les jardins, la chaleur est harassante aujourd'hui.








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