lundi 31 juillet 2017

J20 Nokogiriyama

Départ à 8 h ce matin de la gare d'Hirai. Nous devions arriver à destination à 10h mais comme on se plante avec un train, l'arrivée de ne fera qu'à 11h. 😭

Comme à toute heure du jour et de la nuit, beaucoup de japonais dorment dans le métro. Une écolière se sert de l'épaule de Steph comme oreiller pendant son trajet, ce qui l'amuse beaucoup 😹


 


Sur le trajet, les trains sont de moins en moins bondés et nous arrivons à destination avec peu de compagnons de voyage. Le paysage devient peu à peu rural et la fin du voyage et s'achève sur un joli bord de mer. Bref un trajet qui, bien que long, s'avère sympathique. Quelques parties de Uno aident à passer le temps.


 

Arrivé à la gare d'Hamakanaya (mot que Noa a presque pu lire, il est prêt à rentrer au CP...), On s’aperçoit que la carte mémoire de l'appareil photo est restée sur le PC. 😠 Steph cherche un peu dans les environs de la gare pour en trouver une mais à part des piles, point de matériel électronique ici... Bon on fera avec les téléphones portables, dommage! 
Le lieu, un petit port de pêche, est peu touristique : pas de panneaux en anglais, il faut s'aider des dessins mais rien d'infaisable. 


 

On se dit qu'il serait peut être bien de déjeuner avant de partir en haut de la montagne et en marchant un peu en direction du centre de Hamakanaya, on tombe sur un restaurant de sushis situé juste à côté du marché aux poissons. Ce devrait être plutôt frais vu la proximité du marché!


 

C'est chouette, c'est un kaiten-zushi (un restaurant avec un tapis roulant qui proposent des assiettes aux clients). Bon, Steph n'est pas enchanté car les sushis ne sont pas de son goût, mais il est content qu'on puisse profiter du lieu. 
Nous sommes installé à la japonaise, assis à genou.

Nous commandons quelques assiettes à l'aide de la carte, pour commencer.


  

Dans un premier temps, nous passons sur les différentes plateformes qui permettent de voir le paysage alentour: la côte bien sûr, mais aussi l’autre côté de la baie de Tokyo et le ferry qui fait la traversée. On peut admirer les montagnes côté terre, toutes couvertes de végétation verdoyante.

Maintenant que l'on a retrouvé des forces, on prend la route du funiculaire pour aller admirer la vue sur la baie.

 

Par temps très dégagé, on peut même voir le mont Fuji mais nous n'avons pas eu cette chance aujourd'hui.
La photo provient de ce site
Un des points qui vaut le coup d’oeil, c’est la “vue de l’Enfer”, Jigoku Nozoki.


Puis nous commençons à descendre les premières marches en quête des autres lieux incroyables de Nokogiriyama.

Après avoir cheminé entre les falaises abruptes taillées par l’homme, on accède à une enceinte rocheuse où apparaît Hyakushaku Kannon, une déesse taillée dans la roche.

 

On découvrira avec émerveillement une sculpture immense de 30,3 mètres gravée dans la roche de la déesse Hyakushaku-Kannon.  

 


Les escaliers du sanctuaire descendent le long des 1500 moines dont la plupart ne sont pas d’origine. En effet, les anciennes statues se sont retrouvées dépourvues de tête suite à un assaut d’un mouvement anti-bouddhiste. Ce sont donc pour beaucoup des reconstitutions mais l’ambiance reste là: logées dans plusieurs grottes, on découvre avec plaisir ces statues au fur et à mesure du sentier plein de roches rendues glissantes par l’humidité.

  

La descente se poursuit, Arthur nous guide avec le plan en main. Nous arrivons ainsi au Ishidaibutsu, le bouddha assis le plus haut du japon (plus de 31 mètres de haut quand même).




Nous avons choisi de rejoindre Hota à pied au lieu de refaire le trajet en sens inverse. 


Bien nous en a pris, nous ne ferons que passer près du temple Nihon-Ji, et parvenons rapidement sur la plage. La baignade n’est plus surveillée (la plage ferme à 17h) mais nous en profiterons tout de même. Tandis que les parents parcourent à tour de rôle la plage les pieds dans l’eau, les enfants s’adonnent aux joies de la construction de château de sable en profitant de l’eau sans s’avancer trop dans la mer.







C’est un bon moment de détente. L’arrivée de méduses échouées sur la plage et l’heure imminente du départ de notre train nous décident à partir.

Une petite marche à travers la zone résidentielle, entre jolies maisons et potagers de Hota et nous voilà arrivés à la gare déserte du village (bon avec nous il y a 2 jeunes japonais qui attendent…)

On voit peu de panneau de ce type chez nous 😁
Nous repartons avec une vue magnifique sur le soleil se couchant sur la mer.


Quelle belle journée, sûrement une des meilleures de notre séjour. Nous sommes ravis d’avoir fait toute cette route ça allait vraiment le coup d’oeil!

Preuve que Nokogiriyama n'est pas très connu des touristes, aujourd'hui nous n'aurons croisé aucun occidental.

Nous arrivons affamés à Hirai, une petite halte dans un restaurant du coin en regardant un émission de Sumo, le tout avec une bière bien fraîche 🍻, voilà qui termine bien la journée.

dimanche 30 juillet 2017

J19 Tokyo


On est réveillé!!!
On peut découvrir la vue plutôt dégagée du balcon, avec la Tokyo Skytree sur la droite:


Aujourd'hui, on se mêle aux tokyoïtes en allant faire du shopping à Akihabara. La rue principale est piétonne, plus facile de circuler malgré le monde.


 

On part en quête de Kandema, les bilboquets japonais auxquels on a souvent vu les jeunes s'adonner ici, entre autre lors de notre passage à Miyajima, au lendemain des championnats du monde qui avaient eu lieu à Hatsukaichi, petite ville située à mi-chemin entre Hiroshima et Miyajima.

C'est très populaire au japon: ce jeu arrive à Nagasaki par la route de la soie en 1777. En 1920, Hamaji Egusa dépose un brevet sur ce jouet. Il est connu dans le monde car en 2006, alors que des américains voyagent à Tokyo, ils découvrent ce jeu, le ramènent aux Etats Unis et le font connaître. Vu l'engouement suscité par ce jeu, notamment dans le monde des skateurs et des bikers, ils montent un société, Kandema USA, qui le commercialise. Le kandema se développe alors en Amérique du Nord et en Europe, notamment avec les vidéos diffusées sur le net.

Steph a trouvé la boutique SpinGear proche de la station d'Akihabara, tenue par Takahiko Hasegawa mieux connu sous le nom de Taka, maître japonais national du Yo-yo.




Il ne nous reste plus qu'à nous exercer.


Une fois trouvés nos précieux jouets en bois, nous arpentons les étages des immeubles pour regarder les figurines et autres goodies... Le nombre de boutiques et la quantité d'objets exposés au mètre carré sont impressionnants, on ne sait plus où donner de la tête et il est difficile de faire sortir les enfants de ce paradis du jouet.

 
 


Mais bientôt, à force de déambuler et piétiner dans les allées très étroites des petites boutiques, la fatigue se fait sentir.

Le temps de caresser une chouette pour Arthur, puis d'hésiter entre se faire poser de faux ongles ou une pause au "Maid Café"

 

On fait une petite halte dans un café. On aurait pu choisir celui-là, et profiter d'une tasse de thé matcha en caressant des chats.


Mais en bons français 😇, on va ici:


Stéphane préfère rentrer à la maison se reposer. Il emmène les garçons avec lui pendant que je pars à la recherche d'une théière en fonte.

Sayonara Akhiabara!


Ma recherche me mènera à plusieurs endroits de la ville.
Je commence par arpenter une grande rue (Waseda Dori? ) qui part de Iidabashi, au nord de Tokyo, pour aller vers Kagurazaka. La rue a elle aussi été rendue piétonne en ce dimanche, on s'y balade tranquillement, c'est bien plus paisible qu'Akihabara.


Je trouve effectivement 3 boutiques proposant des théières Iwachu, mais rien qui m'enthousiasme.

Le quartier est connu pour ses restaurants et pâtisseries français, mais aussi européens en général.

 

J'y croise des joggers, et j'admire leur courage de courir par des températures si chaudes.


Je décide de me rabattre sur les grands magasins proches de la gare de Tokyo.

Je démarre par Takashimaya


Que de luxe...mais peu de choix de théières! Je trouve tout de même des bricoles à acheter...

Je poursuis avec un autre grand magasin situé dans la gare de Tokyo, mais là aussi peu de succès. je visite tout de même ses étages. Au rayon des sacs et bagages, je regarde les petits japonais essayer leur cartables d'écolier.

 

Je passe enfin au sous-sol et ses étales de nourriture en tout genre, en quête de quelque chose à me mettre sous la dent.

 

Je regarde les japonais faire la queue pour acheter des boîtes de gâteaux: c'est étonnant comme ils consomment des quantités incroyables de gâteaux ici. A certains stands, ils attendent patiemment leur tour...

J'achète quelques brochettes de viande que je déguste en marchant à l’extérieur de la gare. Elles sont vraiment délicieuses.

Je n'ai pas choisi le chemin le plus court pour arriver de l'autre côté de la gare, pour retourner au Kitte, le centre commercial de la tour Marunouchi. Je presse le pas car ça va bientôt fermer.

Je me rends au 4e étage et trouve 3 magasins qui en vendent. Dur, dur de faire un choix.

 

Je sais que je repasserai le dernier jour, alors je patiente!
En sortant, je découvre la gare de nuit.


Je profite de ma virée en solitaire pour m’attabler dans la zone de la gare où l'on peut acheter toutes sortes de bentos et de gâteaux délicieux et hauts de gamme.

C'est bien de prendre son temps et de regarder les gens vivre. Je devrais faire ça plus souvent.
Surtout avec des sushis au thon rouge. 🍣


En ressortant, je suis obligée de goûter aux petits biscuits qu'on me propose: gâteau à la crème brûlée, sablé à la fraise, puis au citron. C'est bien de terminer par une petite note sucrée.

Je retrouve ma petite famille à l'appartement, les garçons ont du mal à s'endormir, il faut dire qu'ils ont pris l'habitude de se coucher tard et qu'il n'est que 21h. Mais demain, on se lève tôt,  direction Nokogiriyama. Vous en saurez plus bientôt!