Ce sanctuaire est surtout connu pour ses milliers de torii vermillon formant un chemin sur la colline sur laquelle le temple est construit.
Le lieu est assez merveilleux, nous arrivons relativement tôt pour éviter la foule.
Arthur et Noa commencent à compter les torii au fur et a mesure de la montée.
Noa s'arrêtera assez vite mais Arthur persévère et relève 2102 torii sur notre chemin jusqu'au sommet, juste assez pour que nous puissions chacun nous prendre en photo devant celui correspondant à nos dates de naissance respectives 😄
Plus nous approchons du sommet moins il y a de monde, ce n'est pourtant pas une montée que je qualifierai de difficile mais beaucoup de gens s'arrêtent à mi-chemin, la dernière partie de l'ascension étant du coup très calme.
Les enfants passeront un long moment à arpenter le dédale des centaines de torii en pierres.
Nous choisissions un chemin différent plutôt escarpé au départ pour redescendre la colline.
Un panneau indiquant la présence d'une cascade nous fait changer d'itinéraire.
Nous ne croisons quasiment personne jusque là. Au milieu de cette forêt de bambous, un sculpteur sur bois a son atelier. Il nous voit et nous invite à entrer.
Il s'appelle Naruta Kio. Je vous invite à visiter son site internet pour voir ses réalisations :
Narita Kio parle très bien anglais (il a vécu en Australie) et nous restons environ une heure à converser avec lui. Il nous parle d'Inari et de ses symboles, le renard notamment.
Il nous présente aussi son travail, des sculptures faites dans le bois de l'arbre à thé qui a la particularité d'être très dense et donc très dur à travailler (le tronc d'un arbre de 20 ans fait à peine 4 cm de diamètre). Il s'est particulièrement intéressé à la sculpture de poupées cueilleuses de thé, mais aussi de Daruma.
Le Daruma (ou Bodhidharma) est considéré au Japon comme une figurine sacrée au pouvoir mystique permettant de réaliser des vœux ou d’atteindre un objectif qui nous est cher.
Il s'agit de faire basculer doucement le Daruma en le plaçant la tête à l'envers et s'il retombe sur sa base, ce sera un jour de chance! Les enfants s'y emploieront à maintes reprises, avec peu de réussite toutefois. Espérons que notre journée restera bonne ! 🙏
D'autres sculptures sont plus uniques comme le petit homme cherchant à garder un équilibre constamment remis en cause sur la planète (à gauche sur la photo de Naruta Kio), faisant écho au réchauffement climatique, problématique qui lui tient à cœur (on le comprend...).
Ou ces sièges en forme de dé où l'on peut découvrir un visage si on le regarde d'un certain angle, ou encore ce champignon creux dans lequel il faut plonger la main pour y compter le nombre de cœurs logés sur la parois de la cavité. Il nous les fera compter chacun à notre tour nous dévoilant à la fin que le nombre de cœurs comptés correspondra au nombre de rêves qui se réaliseront.
Nous quittons Narita Kio non sans le remercier du temps partager avec lui, pour aller voir la cascade où les moines se baignent en cherchant à rester le plus longtemps possible sous l'eau cinglante, été comme hiver !
Nous poursuivons la descente au milieu de la forêt de bambous, le lieu est paisible, des oiseaux chantent, on est bien....
Tout en bas, nous retrouvons le temple, cette fois ci entouré de nombreux touristes venus comme nous admirer les lieux. On ne regrette pas d'être parti tôt.
Nous filons à la maison pour déjeuner et nous reposer avant de repartir en tout fin d'après midi pour le quartier Gion et ses rues animés. Nous traversons la rivière,
et nous promenons dans les rues. Nous rentrons au Takashimaya, équivalent des Galeries Lafayettes pour visiter les rayons kimonos et ceux de la vaisselle.
En ressortant nous tombons sur les moines musiciens et prenons le temps de les écouter, sorte de parenthèses au milieu de l'effervescence de la soirée.
En nous promenant sous les arcades commerçantes ou les magasins ferment petit à petit, nous trouvons un restaurant au premier étage d'un immeuble.
Ambiance jeune et moderne dans ce petit restau, où l'on découvrira des légumes craquants, du poulet frit très léger et goûteux et du porc cuisiné à la kyotoïte délicieux.
Nous goûtons aussi une bière locale, rien à voir avec les grandes marques de bières peu maltée qu'on a l'habitude de boire depuis le début. Asahi, Kirin, Saporo, Suntory...
Kanpai !!!

























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