mercredi 2 août 2017

J22 Dernière journée

Voici le récit de notre dernier jour au Japon (on est un peu beaucoup décalé dans l'écriture car à l'heure où on publie cette page, nous sommes déjà rentrés depuis plusieurs jours...)

Ce matin, nous bouclons les valises. Moe vient nous dire en revoir et faire le check-out. Elle arrive avec un petit cadeau de départ et de quoi nous renseigner pour l'organisation de la journée. C'est vraiment gentil à elle. 

Nous empruntons la ligne JR pour nous arrêter à la gare de Tokyo pour y déposer nos bagages dans un des nombreux coins lockers. Mais en ce milieu de matinée, nous avons du mal à en trouver des libres suffisamment grands pour y loger nos valises. Il s'avère que ceux situés près de la sortie Marounouchi sont moins prisés, on le saura pour la prochaine fois, dans quelques années! 😜

Puis nous prenons la ligne JR Chuo pour rejoindre le musée Ghibli. Nous achetons de quoi pique-niquer dans le parc attenant au musée, tout est d'ailleurs bien organisé pour ce faire. 


Les entrées au musée se font à un horaire précis: 10h, 12h , 14h, 16h. 


Nous présentons notre voucher (billet) acheté il y a plus de deux mois par une agence française et nous découvrons ce petit musée très prisé des japonais et des touristes. 
Les photos ne sont pas autorisées à l'intérieur, vous ne verrez donc pas grand chose. 
Mais cette interdiction a pour immense avantage de nous laisser tout le plaisir de la découvrir. Ici, pas de sens de visite, et même si le musée n'est pas grand on profite largement de toutes les salles: 
la première que l'on visite explique comment est fabriqué un dessin animé, et le tout est présenté avec beaucoup de poésie et d'esthétique. Petits et grands -nous les premiers- sont enchantés. 
Puis on assiste à la projection d'un court métrage, visible uniquement dans le musée. Arthur et Noa craignent de ne pas comprendre mais il s'agit en fait d'un film basé sur les bruitages de la nature et de l'environnement d'une petite fille qui part en expédition dans la forêt. Un petit bijou, encore une fois plein de poésie. 
Puis les garçons profitent d'un grand Neko-Bus, le chat Bus du film "Mon voisin Totoro", que les enfants s'affairent à remplir et vider de boules noires tout droit sorties du film d'animation éponyme. Il faut faire la queue et le temps de jeu est limité. Mais vous vous rendez compte! Jouer dans le Neko-Bus!!! Le point négatif c'est que c'est pour les moins de 12 ans...😢


Le personnel prend le temps de donner des consignes en japonais mais avec des gestes qui ne laissent aucune ambiguïté quant à ce qui est autorisé ou interdit. 


Et comme il y a de moins en moins de monde au fil de l'après midi, les garçons y retournerons plusieurs fois! Ils glissent sur le dos du chat, jouent à vider ou à remplir le chat de susuwatari (les noiraudes en français) les petites bêtes noires qui terrorisent Mei dans le film. 

Nous visitons l'exposition temporaire sur les thèmes des scènes autour de la nourriture et des repas dans les films de Miyazaki. La cuisine du château dans le ciel a été reconstitué en taille réelle et on y retrouve tous les détails. Noa est comme un dingue là-dedans! Le petit coquin échappera même à notre vigilance pour pouvoir y retourner!

Puis nous visitons l'exposition sur le thème de la naissance d'un film de Miyazaki où sont reconstitués les différents espaces de travail, étapes par étapes, des premiers jets sur le papier des idées de départ à la colorisation des dessins. C'est chouette de voir tous ces dessins et la façon dont les films sont élaborés. Quelle masse de travail!

Nous rendons aussi visite au robot géant du Château dans le ciel sur le toit du musée. 



Et nous terminons par la boutique où il faut faire des choix tant tout est tentant...

C'est la fin de l'après-midi, notre avion ne part que dans quelques heures, à 1h du matin précisément. On a donc le temps de faire une dernière visite (comme on n'a pas fait grand chose pendant tout ce voyage 😉)
Nous partons au Kodokan, centre international de judo qui se trouve au nord de Tokyo. 
Sur le chemin, on passe par le Tokyo Dome. C'est assez drôle et surprenant de voir les montagnes russes au sommet des centres commerciaux : 


Nous montons au 8ème étage pour assister aux entraînements de judo de cette fin de journée. Cette fois-ci, personne pour nous dire "NO TOMOROW!". 

Des judokas français sont venus de Besançon pour s'entraîner. Il y a aussi des Canadiens....et des japonais bien sûr!


Puis c'est le moment d'aller récupérer nos bagages. 


Nous dînons dans la gare puis nous empruntons le Monorail de Tokyo qui nous conduit à l'aéroport d'Haneda. Arthur est assez ému de vivre la fin de ce voyage tellement dépaysant et assez intense. 
Il faut dire qu'entre le rythme de nos journées et le climat chaud et humide, ce n'a pas été un voyage reposant. Les enfants n'ont pas toujours aidé à apporter en sérénité, pas forcément conscient de notre inquiétude de les perdre de vue. Mais nous avons vécu de beaux moments ensemble et la (re)découverte de ce pays nous a tous enchanté. Ne parlez plus en revanche de visites de temples aux garçons pendant quelque temps. 
En tout cas, tous le monde part avec un petit pincement au cœur. Trois semaines et demi, c'est une belle durée pour découvrir une partie du Japon et on termine notre voyage ravis de ce qu'on a vécu ensemble. 

L'aéroport d'Haneda est assez petit, facile de s'y orienter!


Le voyage du retour se passe bien, Qatar Airlines est une super compagnie. Les garçons apprécient particulièrement les écrans individuels!





Passage par Doha, où nous empruntons la navette de l'aéroport. Oui une navette, DANS l'aéroport!





Et après un long voyage retour, nous voici à Genève, par 37°, si, si. Faut avouer que l'humidité en moins rend la chaleur plus supportable!

Merci d'avoir suivi notre blog!

mardi 1 août 2017

J21 Tokyo

Aujourd’hui nous partons à Nihonbashi.

Mais avant, nous voulons jeter un oeil à un entraînement de Sumo. Ils ne sont visibles que de 08:00 à 10:00 ce matin. La salle est à un peu plus de 30 min de l’appartement et nous arrivons un peu après 9:15. Malheureusement, la séance semble déjà terminée car un sumo sort et ne nous dit que 2 mots d’un ton assez sec : "NO… TOMORROW" et en nous faisant signe de partir.


Nous profiterons plus du match de Baseball qui se joue juste à côté.


Une petite pluie fine se met à tomber, nous partons à la gare de Tokyo pour emprunter le Free Bus nous permettant de faire le tour du quartier de Nihonbashi. Bon, nous passerons pas mal de temps à chercher l’arrêt du bus et c’est après être passé devant au moins 3 fois que nous comprenons que le panneau n’est pas situé au bord de la route mais le long du building… le rendant difficile à trouver sans aide.



Pas très convaincus par ce tour en bus (nous aurions sûrement dû sortir arpenter les petites rues plutôt que de chercher cet arrêt), nous descendons près d’un grand centre commercial, Coredo, toujours en quête de la théière en fonte et de quelques articles de vaisselle à ramener en souvenir.


On glane quelques couteaux, mais rien d’autre dans nos prix (et nos goûts).

Comme dans tous les grands magasins, on trouve les boutiques de luxe au RDC (1F/1st floor ici)




, puis les étages consacrés aux dames, puis aux messieux, puis les articles de cuisine. Le dernier étage est celui des restaurants, mais dans ces grands magasins, on trouve surtout (mais pas exclusivement) des restaurants pour les budgets moyens voire élevés. Au sous sol, c’est là qu’on peut acheter plein de nourriture à emporter: bentos, légumes, brochettes, boîtes de gâteaux, viandes et poissons frais, condiments en tout genre...


On trouve même du fromage. Le petit pot de Saint Agur crème est tout de même à 12 €!


On continue la ballade:


On termine par les pâtisseries: Pierre Hermé, entre autres! Je ne sais pas vous, mais on en salive encore devant les photos!




La visite du sous-sol a aiguisé notre appétit, nous décidons d’aller manger. Le centre commercial comporte une annexe, un immeuble entier de restaurants. 


Après un peu de recherche, nous jetons notre dévolu sur un restaurant thaï, le Jasmine Thaï. Un Tom Yam Kung bien épicé, un Red Curry et pour les garçons: du riz frit aux oeufs et des noodles frites aux oeufs, le tout nous rappelle vite de bons souvenirs. On ne sait pas trop si cette cuisine est du goût des japonais, mais il y a du monde. 


On a bien mangé pour une note moins épicée que ses plats (4500 Yens à 4).

Stéphane propose d’aller dans la rue Kappabashi, la rue des ustensiles de cuisine. Quelques arrêts de métro et un peu de marche plus loin, le temps de croiser comme à l’accoutumée une statue de Tanuki. Un peu à la manière de nos nains de jardin, les effigies de Tanuki sont censées porter chance. Ils sont en général représentés avec un chapeau, un ventre rond et d'énormes testicules, symboles de prospérité. 


Nous arrivons rue Kappabashi: sur 800m on trouve une multitude de magasins proposant aux restaurateurs de la vaisselle, des machines et du matériel de restauration, des enseignes… Ce lieu est aussi connu des touristes qui représentent 25% de la clientèle. 





Nous nous souvenons y être venus il y a 15 ans, mais c’était un dimanche et presque tout était fermé, sauf un ou deux magasins. C’est très marrant car nous retombons sur l’une de ces boutiques où nous avions acheté quelques éléments de vaisselle. C’est d’ailleurs toujours l’une de celles proposant les meilleurs rapports qualité/prix. L'un des tenanciers, tout en emballant soigneusement nos articles, nous explique qu'ils ont des clients à Paris. 


Nous arpentons la rue de long en large, pour finalement trouver la théière tant convoitée et d’autres accessoires.


C'est vrai que c'est LE lieu où acheter de la vaisselle ou une théière en fonte, il y a beaucoup de choix même s'il faut fouiller un peu.


Une petite pluie se met à tomber. Les bras chargés de courses, à l'abri des parapluies, nous décidons d'aller dans les bains publics.

Ce sont des bains de quartier et comme d’habitude, les bains ne sont pas mixtes. Delphine doit donc y aller seule (trop dur…) et Stephane part avec les garçons. Mais il adore partager ce moment avec eux. Après la toilette minutieuse, on profite des bains massants et bouillonnants ainsi que du sauna. On ressort détendu à 200%.

Un petit Mac Do et on rentre!


lundi 31 juillet 2017

J20 Nokogiriyama

Départ à 8 h ce matin de la gare d'Hirai. Nous devions arriver à destination à 10h mais comme on se plante avec un train, l'arrivée de ne fera qu'à 11h. 😭

Comme à toute heure du jour et de la nuit, beaucoup de japonais dorment dans le métro. Une écolière se sert de l'épaule de Steph comme oreiller pendant son trajet, ce qui l'amuse beaucoup 😹


 


Sur le trajet, les trains sont de moins en moins bondés et nous arrivons à destination avec peu de compagnons de voyage. Le paysage devient peu à peu rural et la fin du voyage et s'achève sur un joli bord de mer. Bref un trajet qui, bien que long, s'avère sympathique. Quelques parties de Uno aident à passer le temps.


 

Arrivé à la gare d'Hamakanaya (mot que Noa a presque pu lire, il est prêt à rentrer au CP...), On s’aperçoit que la carte mémoire de l'appareil photo est restée sur le PC. 😠 Steph cherche un peu dans les environs de la gare pour en trouver une mais à part des piles, point de matériel électronique ici... Bon on fera avec les téléphones portables, dommage! 
Le lieu, un petit port de pêche, est peu touristique : pas de panneaux en anglais, il faut s'aider des dessins mais rien d'infaisable. 


 

On se dit qu'il serait peut être bien de déjeuner avant de partir en haut de la montagne et en marchant un peu en direction du centre de Hamakanaya, on tombe sur un restaurant de sushis situé juste à côté du marché aux poissons. Ce devrait être plutôt frais vu la proximité du marché!


 

C'est chouette, c'est un kaiten-zushi (un restaurant avec un tapis roulant qui proposent des assiettes aux clients). Bon, Steph n'est pas enchanté car les sushis ne sont pas de son goût, mais il est content qu'on puisse profiter du lieu. 
Nous sommes installé à la japonaise, assis à genou.

Nous commandons quelques assiettes à l'aide de la carte, pour commencer.


  

Dans un premier temps, nous passons sur les différentes plateformes qui permettent de voir le paysage alentour: la côte bien sûr, mais aussi l’autre côté de la baie de Tokyo et le ferry qui fait la traversée. On peut admirer les montagnes côté terre, toutes couvertes de végétation verdoyante.

Maintenant que l'on a retrouvé des forces, on prend la route du funiculaire pour aller admirer la vue sur la baie.

 

Par temps très dégagé, on peut même voir le mont Fuji mais nous n'avons pas eu cette chance aujourd'hui.
La photo provient de ce site
Un des points qui vaut le coup d’oeil, c’est la “vue de l’Enfer”, Jigoku Nozoki.


Puis nous commençons à descendre les premières marches en quête des autres lieux incroyables de Nokogiriyama.

Après avoir cheminé entre les falaises abruptes taillées par l’homme, on accède à une enceinte rocheuse où apparaît Hyakushaku Kannon, une déesse taillée dans la roche.

 

On découvrira avec émerveillement une sculpture immense de 30,3 mètres gravée dans la roche de la déesse Hyakushaku-Kannon.  

 


Les escaliers du sanctuaire descendent le long des 1500 moines dont la plupart ne sont pas d’origine. En effet, les anciennes statues se sont retrouvées dépourvues de tête suite à un assaut d’un mouvement anti-bouddhiste. Ce sont donc pour beaucoup des reconstitutions mais l’ambiance reste là: logées dans plusieurs grottes, on découvre avec plaisir ces statues au fur et à mesure du sentier plein de roches rendues glissantes par l’humidité.

  

La descente se poursuit, Arthur nous guide avec le plan en main. Nous arrivons ainsi au Ishidaibutsu, le bouddha assis le plus haut du japon (plus de 31 mètres de haut quand même).




Nous avons choisi de rejoindre Hota à pied au lieu de refaire le trajet en sens inverse. 


Bien nous en a pris, nous ne ferons que passer près du temple Nihon-Ji, et parvenons rapidement sur la plage. La baignade n’est plus surveillée (la plage ferme à 17h) mais nous en profiterons tout de même. Tandis que les parents parcourent à tour de rôle la plage les pieds dans l’eau, les enfants s’adonnent aux joies de la construction de château de sable en profitant de l’eau sans s’avancer trop dans la mer.







C’est un bon moment de détente. L’arrivée de méduses échouées sur la plage et l’heure imminente du départ de notre train nous décident à partir.

Une petite marche à travers la zone résidentielle, entre jolies maisons et potagers de Hota et nous voilà arrivés à la gare déserte du village (bon avec nous il y a 2 jeunes japonais qui attendent…)

On voit peu de panneau de ce type chez nous 😁
Nous repartons avec une vue magnifique sur le soleil se couchant sur la mer.


Quelle belle journée, sûrement une des meilleures de notre séjour. Nous sommes ravis d’avoir fait toute cette route ça allait vraiment le coup d’oeil!

Preuve que Nokogiriyama n'est pas très connu des touristes, aujourd'hui nous n'aurons croisé aucun occidental.

Nous arrivons affamés à Hirai, une petite halte dans un restaurant du coin en regardant un émission de Sumo, le tout avec une bière bien fraîche 🍻, voilà qui termine bien la journée.